mars 20, 2025
Tu as peut-être remarqué, comme moi, cette division de plus en plus marquée dans le monde entrepreneurial : d’un côté les adeptes du slowpreneuriat qui privilégient l’équilibre, de l’autre ceux qui poursuivent une ambition plus traditionnelle avec des objectifs de croissance ambitieux.
Mais est-ce vraiment incompatible ? Et si l’ambition pouvait prendre différentes formes, toutes aussi légitimes les unes que les autres ? C’est les questions auxquelles j’ai essayé de répondre.
Dans le monde entrepreneurial actuel, on observe une polarisation croissante entre slowpreneuriat et entrepreneuriat traditionnel. Cette division suscite fréquemment des tensions, notamment sur les réseaux sociaux.
D’un côté on a ceux qui affirment que ne pas viser un chiffre d’affaires de 100 000 € par an ou une grande équipe serait synonyme d’un manque d’ambition, voire d’une peur de réussir…
De l’autre, certains adeptes du slowpreneuriat qui n’hésitent pas à prédire un avenir sombre pour les entrepreneurs “ambitieux”, les alertant de se diriger inévitablement vers l’épuisement professionnel en raison de leur quête effrénée de croissance rapide.
(Sans parler de ceux qui hurlent au bullshit au sujet du slowpreneuriat avec pour seul argument “on ne peut pas avoir un business rentable de suite en 2h par semaine”. Ce n’est pas DU TOUT ce que promeut le slowpreneuriat.)
A mon sens, ces prises de positions ne font que contribuer à l’émergence d’injonctions dans l’univers entrepreneurial, ce qui va pousser certains à aller dans une direction par conformisme ou pour correspondre aux attentes extérieures. Or, je suis convaincue que ces deux approches sont parfaitement légitimes et peuvent coexister.
Cette prise de conscience m’est venue d’une amie entrepreneuse qui m’a un jour dit : “mais travailler 25h par semaine, privilégier ta vie personnelle, sortir des schémas traditionnels, c’est tout aussi ambitieux.” LA CLAQUE.
Pour moi, ça a toujours été la voie facile, celle qui correspondait naturellement à ma personnalité. Je n’ai jamais eu besoin de me forcer à suivre ce chemin puisque j’ai toujours eu l’habitude de suivre mes propres envies. Honnêtement, je ne trouvais pas cette démarche particulièrement courageuse.
Depuis, après plusieurs échanges enrichissants et grâce à l’accompagnement que je propose, je réalise pleinement la dimension audacieuse de cette approche.
Nous évoluons dans une société où tout s’accélère constamment, où le travail est valorisé au-dessus de tout autre aspect de la vie. Dans ce contexte, décider de ralentir représente un véritable acte de résistance. C’est oser emprunter une direction que peu de personnes ont le courage de suivre. Et ça, c’est indéniablement ambitieux.
Parce qu’adopter le slowpreneuriat, c’est :
Finalement, que ton objectif soit d’atteindre un certain chiffre d’affaires, de constituer une équipe, de sortir de ta zone de confort, d’apprendre une nouvelle langue, ou de développer un projet sans sacrifier ta vie personnelle — tu fais preuve d’ambition.
Aujourd’hui, je l’affirme sans détour : oui, je suis ambitieuse. J’ai de nombreux désirs, parfois plus grands que ce que je me sens capable d’accomplir. Mais je sais également que j’ai le temps et que je me trouve déjà à une place qui me convient. Alors je savoure.
L’ambition ne se limite pas au travail et encore moins aux résultats chiffrés. Une ambition mérite d’exister dès lors qu’elle s’aligne sur nos valeurs et nos priorités.