mai 1, 2025
Faut-il faire preuve d’auto-discipline quand on entreprend ?
Quand on parle d’auto-discipline, on imagine souvent des routines millimétrées, des to-do lists à rallonge et des réveils qui sonnent à 5h du matin. Dans l’imaginaire collectif, surtout sur les réseaux sociaux, l’entrepreneuriat semble réservé à celles et ceux qui maîtrisent leur emploi du temps comme des chefs de guerre et qui optimisent chaque minute de leur journée.
Et pourtant, je suis convaincue qu’il existe une autre voie. Une auto-discipline douce, fluide, respectueuse de soi. Une auto-discipline… plus slow.
Auto-discipline et entrepreneuriat : un indissociable ?
Revenons à la base : l’auto-discipline, c’est cette capacité à maintenir des habitudes, à agir même quand la motivation n’est plus là, pour atteindre des objectifs qu’on s’est fixés. Dit comme ça, ça semble plutôt sain, non ? Et dans la vie d’une entrepreneuse, c’est un atout non négligeable.
Parce que oui, quand on se lance à son compte, il n’y a plus de patron pour nous rappeler les échéances, ni de cadre rigide pour structurer nos journées. L’auto-discipline en entrepreneuriat c’est ce qui nous permet de rester constantes malgré les aléas, et d’avancer, un pas après l’autre.
MAIS à force de vouloir bien faire, on peut rapidement tomber dans l’extrême.
Quand l’auto-discipline devient une prison
Je te parle en connaissance de cause : moi aussi, je suis tombée dans ce piège. Dès que j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat, j’ai voulu tout “bien faire”. Me réveiller tôt, avoir une Miracle Morning, écouter des podcasts pendant que je faisais la vaisselle, caler mes journées à la minute près. J’étais devenue une machine. Une machine à consommer, à produire, à cocher.
Le problème, ce ne sont pas les outils ou les méthodes. Ils peuvent être utiles. Le problème, c’est quand on se déconnecte de soi en voulant suivre des modèles tout faits, souvent créés par des hommes blancs, riches et hyper productifs (🤪), qui n’ont ni notre réalité, ni les mêmes besoins.
Alors, j’ai fini par saturer. Plus envie d’ouvrir un bouquin de dev perso. Plus envie de parler de business. Je n’étais plus alignée avec le pourquoi de mon activité : ralentir, savourer, VIVRE.
Une nouvelle définition de l’auto-discipline
Ce que j’ai compris, c’est que la ligne est fine entre être auto-disciplinée et être trop exigeante. L’une nous élève, l’autre nous épuise.
Alors comment faire la différence ? Pose-toi cette simple question : est-ce que ce que je m’impose me nourrit ou me vide ?
Si tu te sens portée, motivée, alignée : c’est que tu es sur la bonne voie. Si au contraire tu ressens de la pression, de la fatigue, voire du rejet pour une tâche ou une mission : il est peut-être temps de réajuster ton cadre.
L’auto-discipline à la sauce slow, c’est à mon sens, celle qui s’adapte à nos cycles, à notre énergie, à nos émotions.
Les piliers d’une auto-discipline douce
Alors, concrètement, à quoi ça ressemble une auto-discipline qui respecte notre rythme ?
1. Planifier avec souplesse
Déjà, ça peut commencer par planifier des créneaux pour ne rien faire, pour lire, danser, prendre l’air… être dans la vie perso, avant de prévoir le temps pro. Pour le reste : organiser ses rendez-vous, ses tâches plus ou moins énergivores selon ses pics d’énergie. Et puis surtout, accepter que tout ne se passera pas toujours comme prévu.
2. Faire des pauses sans culpabilité
On l’oublie trop souvent, mais les pauses sont productives. Elles permettent au cerveau de digérer, de faire émerger des idées nouvelles, de relâcher la pression. La créativité a besoin d’espace pour respirer. Et même au delà de ça : le repos est nécessaire pour notre corps et notre esprit. Il nous maintient littéralement en vie.
3. Écouter son corps
Notre énergie n’est pas la même chaque jour, et c’est normal. Certains matins, tu débordes d’enthousiasme. D’autres, tu te sens plus lente, plus dispersée. Et ce, sans forcément d’explications. L’auto-discipline, ce n’est pas forcer à tout prix, c’est savoir ajuster ton rythme selon ton état du moment.
4. Célébrer les petites victoires
Avancer doucement, ce n’est pas ne rien faire. C’est avancer en conscience. Et chaque petit pas mérite d’être reconnu. Prends le temps de savourer tes réussites, même modestes. Offrir une récompense à la fin d’une tâche difficile, c’est aussi entretenir une motivation saine.
En résumé
- L’auto-discipline est précieuse en entrepreneuriat, mais elle doit rester au service de ton bien-être.
- Elle n’est pas synonyme de rigidité, mais d’engagement envers toi-même et ta vision.
- Elle doit inclure du repos, des pauses, de la douceur.
- L’entrepreneuse slow n’est pas celle qui coche toutes les cases, mais celle qui avance avec conscience et respect.
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