juin 29, 2026
Ça fait trois semaines que tu te dis : “après cette mission, je ralentis », « après cette période chargée, je prendrai du temps pour moi”, « juste cette dernière tâche et ensuite je souffle”… sauf qu’il y a toujours une nouvelle tâche, un nouveau projet, un nouveau truc urgent qui vient se glisser dans ton planning ?
Sans t’en rendre compte, tu repousses encore et encore le moment où tu vas enfin récupérer de l’espace. Si tu lis cet article, je pars du principe que tu n’as probablement pas besoin que je te convainque que ralentir peut t’être bénéfique. Tu le sais déjà.
La vraie question, c’est plutôt : comment je ralentis alors que je n’ai pas le temps ?
Avant même de chercher quoi supprimer, il faut déjà savoir ce que tu as à faire.
Prends une feuille de papier, un style et liste tout ce qui est prévu dans les prochains jours et prochaines semaines :
L’objectif n’est pas encore de trier, juste de sortir tout ça de ton cerveau parce qu’une partie de la fatigue vient parfois moins de la quantité réelle de choses à faire que de l’énergie dépensée à tout retenir.
Maintenant, prends ta liste et pose-toi cette question : qu’est-ce qui doit réellement être fait maintenant ? Qu’est-ce qui est urgent ? Qu’est-ce qui aurait une vraie conséquence si tu ne le faisais pas dans les prochains jours ?
Tu peux t’aider pour ça de la matrice d’Eisenhower :
A cette étape là, on découvre que beaucoup de choses qu’on pensait obligatoires sont en réalité négociables. Oui, même cette mission client que tu anticipes depuis trois semaines alors que rien ne presse ; même ce contenu que tu continues de créer parce qu’on t’a dit qu’il fallait publier tous les jours ; même cette envie de faire parfaitement alors que 80% serait déjà largement suffisant.
Pour chaque tâche que tu peux repousser, simplifier ou modifier, pose-toi ces trois questions :
Si ton ralentissement implique d’autres personnes, le plus important est de ne pas attendre d’être complètement dépassée. Préviens ces personnes, explique-leur la situation et ajuste ta prestation.
Dire : « je préfère décaler cette livraison de quelques jours pour pouvoir te proposer quelque chose de qualitatif” est beaucoup plus professionnel que de tenir jusqu’au point où tu n’as plus aucune énergie.
Si tu identifies des tâches indispensables très courtes (moins de 10min) : tu peux les faire de suite. Ça fera toujours de la charge mentale en moins. Sinon, prends un temps de récupération le plus vite possible. Ce n’est pas nécessairement indispensable de prendre plusieurs jours off : parfois quelques heures loin de sa to-do suffisent à se décharger.
Marche, lis, cuisine, prends une douche longue, fais une activité manuelle, écris, repose-toi sans performance.
Le plus difficile dans le fait de ralentir, c’est souvent cette petite voix interne qu’on entend : « tu devrais travailler », « tu vas prendre du retard », « les autres continuent d’avancer »… mais rappelle toi : le repos n’est pas une récompense après avoir tout terminé, c’est un besoin fondamentale, une condition pour continuer à avancer.
Si tu veux aller plus loin, ma mini-série audio offerte « A marée basse : pour les indés qui veulent lever le pied sans culpabiliser » devrait t’aider.
Je t’envoie tout mon soutien pour cette période. ✨
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