Au départ, avant la création des Optimalistes, il y avait une indépendante comme toi : créative, sensible, consciencieuse.
Je ne voulais surtout pas faire de vague. Alors je disais “oui” à tout, je sur-délivrais, anticipait toutes mes deadlines… pour un tarif dérisoire.
Et puis, il y a eu la tristesse. Celle qui m’a fait réaliser que je n’étais pas du tout en train de construire la vie à laquelle j’aspirais. Et avec elle, une forme de colère, plus subtile mais bien présente : celle de ne pas me sentir respectée, ni par les autres, ni vraiment par moi-même.
Alors en 2021, j’ai tout envoyé valser.
L'optimalisme, ce n'est pas la perfection. C'est une manière de s’en approcher avec des détours, des ajustements, des droits à l'erreur.
Je crois fort en un entrepreneuriat qui ne se construit pas contre soi. Un entrepreneuriat qui ne demande pas de se dépasser en permanence, de s’épuiser pour prouver sa valeur, ni de s’adapter à l’infini pour mériter sa place.
Je crois qu’on peut ralentir sans tout perdre, simplifier sans régresser, gagner sa vie sans se sur-adapter et construire quelque chose de solide sans tout sacrifier pour y arriver.
Je crois aussi que la joie n'est pas une récompense qu'on mérite une fois que tout est accompli. Elle est notre boussole.
Et en même temps, je sais que tout ça ne se fait pas en un claquement de doigts. On ne déconstruit pas des années de conditionnements en quelques semaines. Mais je sais aussi que ce travail, celui de poser un cadre plus juste, plus respectueux, a un impact très concret : il libère.
Tu apprends à repérer les moments où tu es plus focus, plus créative, plus disponible... pour composer avec ton fonctionnement.
Tu ne cherches plus la croissance pour prouver mais à atteindre ce qui te permet de vivre confortablement et financer tes projets.
Tu décides où tu mets ton attention, choisis tes actions avec intention, sans chercher à être partout ni à tout faire comme les autres.
Tu peux te concentrer sur l'essentiel et relâcher le reste. Fini le perfectionnisme, tu as enfin un cadre qui te protège, toi et tes clients.
Tu cesses de courir après un modèle de réussite qui n'est pas le tien. Tu sais où tu vas, pourquoi et comment avancer sans t'épuiser.
Tu reprends goût à créer, à expérimenter et à partager. Tu construis un quotidien qui te ressemble, celui dont tu rêvais, sans culpabilité.
Une Optimaliste finalement, c'est celle qui a décidé de (re)prendre sa place.
Une indépendante qui apprend à optimiser sans s'oublier, à poser ses limites sans culpabiliser, à affirmer sa valeur sans avoir besoin de se justifier en permanence.
Elle n’est pas parfaite mais elle fait de son mieux avec ce qu’elle a, là où elle en est.