août 24, 2026
Positionnement, cadre, stratégies : dans les coulisses de 5 de mes coachings
Dès qu’on me suit sur Instagram ou qu’on découvre mon travail, je sens qu’il y a un petit flou sur ce que je peux apporter dans une séance d’accompagnement. Alors, plutôt que de vous expliquer ma méthode en théorie, j’ai eu envie de vous montrer ce qui se passe réellement en coaching.
Je vais donc vous partager cinq situations rencontrées récemment. Évidemment, les prénoms ont été modifiés et certains détails anonymisés.
L’objectif, ce n’est pas de vous dire « voici LA bonne stratégie ». C’est justement tout l’inverse : ce que je veux vous montrer, c’est qu’une stratégie pertinente dépend énormément de la situation dans laquelle vous vous trouvez. Et c’est d’ailleurs précisément ça qui rend la communication sur ce que je fais, si difficile pour moi…
1. Lina : quand la peur de se lancer prend le dessus
Lina souhaitait développer une nouvelle activité. Une activité différente de ce qu’elle fait aujourd’hui, mais dont elle a les compétences. Quand elle me pitch sa promesse, son offre : tout est clair et son visage s’illumine. Pourtant, elle bloque. Ça fait des mois qu’elle veut la proposer mais elle n’y arrive pas. Le manque de confiance et la peur de mal faire prennent le dessus.
« Pour cette offre, cet événement que je veux créer : est-ce qu’il faut mettre de la musique ? Est-ce que les personnes seraient assises ou debout ? Comment exactement organiser les événements ? Comment présenter telle ou telle partie de l’offre ? »
Et c’est là qu’on peut facilement tomber dans un piège très commun de l’entrepreneuriat : chercher à avoir toutes les réponses avant même d’avoir commencé.
💡 Ma recommandation : co-construire plutôt que tout prévoir. Réfléchir à l’offre en amont certes mais organiser une bêta-test pour les plus petits détails et prendre le feedback des premières personnes pour ajuster des choses. Ni une ni deux, elle s’est mise en action juste après notre appel avec une première bêta-testeuse et elle a adoré !
2. Camille : quitter progressivement une activité sans sauter dans le vide
Camille souhaitait développer une nouvelle activité autour de créations personnalisées, tout en quittant progressivement l’activité qu’elle exerce actuellement. Elle avait donc deux besoins : faire connaître sa nouvelle activité pour arrêter l’autre.
Son projet était déjà bien avancé : elle connaît sa cible, elle comprend ce que ses clients recherchent et surtout elle a compris quelque chose d’essentiel : son produit n’est pas simplement un objet, il crée une émotion, un lien avec la personne à qui il est offert.
Mais Camille avait besoin de rendre son offre plus lisible et de se sentir davantage en confiance pour la lancer. Je lui ai donc proposé, dans un premier temps, de montrer davantage son processus créatif. Parce que lorsqu’on vend une création personnalisée, le client ne voit pas forcément tout le travail qui se cache derrière le résultat final. C’est ce qui permet de rassurer, de rendre la personnalisation beaucoup plus concrète et d’ajouter de la valeur à l’offre.
Pour l’aider à faire sa transition, je l’ai invitée à se fixer un objectif vis à vis de son carnet de commandes, pas de son chiffre d’affaires. Comment beaucoup d’activités artistiques, elle dépend de commandes ponctuelles. Si elle se dit « je me lance à 100% quand j’aurais atteint 10k », ça ne lui assure pas vraiment une pérennité… par contre, avoir 3 mois de commandes d’avance ça, oui. Le timing est à déterminer selon la durée du cycle d’achat : combien de temps s’écoule entre le moment où une personne manifeste un intérêt et achète chez elle ?
💡 Mes recommandations : mieux communiquer sur ses créations et connaître son délai d’achat pour prendre des décisions avec sérénité.
3. Sarah : quand créer un tunnel de vente complexifie tout
Sarah est assistante web et elle a un énorme avantage : elle répond à une problématique profondément douloureuse, urgente et reconnue par sa cible. Parler de ses services à des gens qui ne la connaissent pas peut suffire à déclencher une vente.
Pourtant, elle a lu partout qu’il lui fallait un freebie, une newsletter, une séquence automatisée et des contenus sur les réseaux sociaux… La voilà embarquée dans un système bien complexe alors que ce qu’il marche le mieux pour elle c’est le réseautage et la prospection. Sa question c’est « quel freebie je pourrais créer ? » mais une cible débordée cherche une solution rapide veut répondre avant ça à une seule question « est-ce que cette personne peut m’aider ? ». Et ça, c’est pas un PDF de 12 pages qui va lui dire, mais bien un contact en 1-1.
J’aime beaucoup ce cas parce qu’il illustre parfaitement une conviction que je porte dans mes accompagnements : on se complique parfois énormément la vie avec des stratégies qui prennent beaucoup de temps à construire alors qu’une approche beaucoup plus simple pourrait nous permettre d’obtenir des résultats plus rapidement.
💡 Ma recommandation : identifier d’où viennent les clients déjà existants (ici les réseaux d’entrepreneurs) et réitérer les actions sans chercher à tout réinventer !
4. Thomas : quand le pourquoi est là mais que la cible ne suit pas
Thomas arrive en séance avec une vision très claire : il souhaite contribuer à redonner de la place aux femmes dans les entreprises, pour qu’elles puissent davantage s’exprimer, partager leurs idées et être entendues. MAIS il ne souhaite pas accompagner les femmes directement, il veut accompagner les hommes. Plus précisément, des hommes qui sont enfermés dans une course permanente à la performance et qui ont besoin de retrouver une relation plus apaisée avec leur sensibilité.
Son pourquoi est donc extrêmement clair… Mais j’ai questionné la porte d’entrée. Parce qu’il y avait un décalage entre son pourquoi et le problème auquel il s’adressait directement. Si vous allez voir un homme très ancré dans une logique de performance pour lui dire : « je vais t’aider à laisser davantage de place aux femmes et à être moins dominant »… Il y a de fortes chances que son ego ne soit pas particulièrement enthousiaste à l’idée. 😭
En revanche, si Thomas s’adresse à un homme qui se sent lui-même tiraillé entre son besoin de performance, son envie de réussir, sa sensibilité et l’éducation qu’il a reçu… là il y a une vraie opportunité.
C’est d’ailleurs quelque chose que j’ai longtemps travaillé pour mes accompagnements. Evidemment que j’aimerais que nous soyons collectivement moins dans la performance, moins dans le « faire », moins dans l’accumulation MAIS je ne vais pas passer ma vie à essayer de convaincre des personnes qui ne veulent pas ralentir. En allant dans le niveau de conscience au dessus « je ne peux plus continuer comme ça mais je veux continuer mon activité et en vivre », là j’ai un véritable impact (et peut-être un autre moins tangible par effet boule de neige… qui sait ?).
💡 Ma recommandation : bien observer son positionnement. S’il répond bien au « pourquoi », correspond-il bien à la maturité de la cible ?
5. Emily : quand la panique peut faire virer de bord
Emily est actuellement dans la Méthod’Optimaliste mais avant cela, elle a commencé par L’Éclaircie. Elle est venue me voir, complètement dans le brouillard, plus du tout certaine de vouloir continuer son activité. Elle n’était plus vraiment reliée à son « pourquoi ».
Quelques mois auparavant, elle avait perdu plusieurs contrats clients, dont un particulièrement important qui lui apportait une vraie sécurité financière. Et à partir de là, quelque chose s’est cassé. Elle était moins connectée à son quotidien professionnel, davantage dans l’acquisition, le marketing, la recherche de clients… et ne retrouvait plus ce qui la faisait vibrer dans son travail.
Elle a passé plusieurs mois à essayer de comprendre seule ce qui n’allait plus, à brainstormer, à en parler à des proches, avec l’IA… Ne trouvant pas de réponses à ses questions, dans l’urgence financière dans laquelle elle était, elle est retournée dans le salariat.
Elle arrive à moi donc en perte de sens, convaincue de vouloir revenir dans l’entrepreneuriat mais sans savoir où aller.
C’est pour ça qu’on a commencé par l’Eclaircie, l’accompagnement d’un mois : pour répondre à ce qui l’animait, lui offrir le miroir de ce qu’elle ne voyait pas de sa situation, faire le point sur ses compétences, sur sa zone de génie… puis c’est devenu évident : son activité lui plaisait toujours mais plus son cadre. Son business model et les limites (quasi absentes) qu’elle mettait avec ses clients l’ont éteinte à petit feu.
💡 Ma recommandation : avant de penser devoir tout révolutionner, observe ton cadre. Qu’est-ce qui aujourd’hui t’enlèves de la joie dans tes collaborations ? C’était quand la dernière fois que tu t’es sentie profondément animée dans ton activité ? Quel en était le contexte ?
J’espère que cet article t’aidera à y voir plus clair sur ta situation et peut-être à mieux comprendre les sujets sur lesquels je peux t’accompagner…
Et si, toi aussi, t’avais besoin d’un regard extérieur ? Je t’offre un audit de 45min pour t’aider à débloquer ta situation et voir si un de mes accompagnements pourraient t’être utile ! 🌞


