septembre 21, 2026
Les compromis que j’accepte (et ceux que je refuse) pour un bon équilibre pro-perso
Je ne crois pas à la liberté totale dans l’entrepreneuriat. Quand on nous parle d’indépendance, avant même de nous lancer, on s’imagine le planning rêvé, les vacances, le choix des missions clients… bref, pouvoir faire ce qu’on veut, quand on veut. Je pense qu’il nous suffit de quelques mois pour se rendre que c’est bien plus complexe que ça.
Puisque l’objectif n’est pas de se retrouver dans l’extrême opposé : ne plus compter ses heures, se sous payer, prendre toutes les missions qui viennent, être disponible en permanence… je crois que c’est important de se fixer des limites, ou du moins mettre en place des compromis entre sa vie pro et sa vie perso.
Dans cet article (retranscrit de cet épisode de podcast 👇🏼), je voulais te partager les compromis que moi j’accepte (ou refuse) pour peut-être, t’en inspirer. ✨
1. J’accepte de travailler plus pendant une courte période mais pas tout le temps
Je travaille habituellement autour de 25h par semaine mais ça ne veut pas dire que je fais exactement 25h, toutes les semaines, toute l’année. Parfois c’est le cas, parfois on est plus sur du 18h et parfois même 45h (le grand max que j’ai vu s’afficher sur mon Clockify).
Les périodes plus chargées arrivent généralement dans les périodes de lancements / onboarding ou lors de la créa d’un projet. Cette année par exemple, en 2026, j’ai eu 3 périodes plus chargées : mon lancement en avril, la refonte de mon freebie en mai, les coachings que j’ai réalisé dans le programme Outsiders de Killian Talin en juillet. Mais ces périodes n’ont pas duré un mois entier ! Si je tolère un 40h sur une semaine, je ne le tolère pas deux semaines consécutives.
Travailler plus ponctuellement, c’est ok (c’est même plutôt logique avec nos fonctionnements par saisons) mais tout le temps, c’est non.
2. J’accepte la régularité que demande mon business, mais pas qu’elle soit la même toute l’année
Même chose qu’avec le temps de travail… Je sais que mon activité dépend en grande partie du temps et de l’énergie que j’y consacre. C’est comme ça, je suis prestataire de services. Je ne peux donc pas disparaître pendant 6 mois et être surprise d’une baisse de résultats… Je suis ok avec ça, c’est une contrainte que j’ai accepté parce que j’aime mon métier et la façon dont je le réalise.
Par contre, mon activité et ma communication ne peuvent pas me demander une régularité irréprochable, robotique. Parce que si je suis indépendante, c’est bien que mon activité dépend de mon énergie… et mon énergie, est fluctuante.
Alors bien sûr, on peut mettre en place des systèmes pour anticiper sa création de contenus. J’ai plutôt toujours respecté mes fréquences de publications, notamment en podcast et newsletter MAIS il y a eu aussi des périodes ou j’avais moins envie, où j’avais besoin de recul ou de vacances. Quand l’envie n’est plus là et que ça dure depuis au moins deux semaines, je réduis au maximum ma présence. C’est ce qui m’a permis, à chaque fois, de retrouver pleinement ma créativité !
3. J’accepte une mission moins passionnante en cas d’urgence, mais je refuse de dire oui à tout par manque d’argent
Ça je crois que c’est le sujet un peu tabou, dont personne ne parle, alors qu’il est la réalité de beaucoup d’indépendants… Comme je le disais plus haut, l’entrepreneuriat c’est pas bonheur et paillettes tout le temps !
Alors oui, je suis ok avec le fait d’accepter une mission qui me passionne pas particulièrement (à condition d’avoir les compétences pour la réaliser et qu’elle reste cohérente avec mes valeurs) en cas de baisse de chiffre d’affaires. Parce que cette mission là, c’est peut-être celle qui va remettre mon activité à flot. 🫶🏼
MAIS il faut être très vigilante sur ce genre d’acceptation, ça peut vite devenir un engrenage notamment pour celles qui ont du mal à estimer / facturer leur travail : on accepte une mission parce qu’on en a besoin, elle prend du temps, elle rapporte moins que prévu… alors il faut en trouver une deuxième pour compenser. Progressivement, on remplit son agenda de choses qui ne nous plaisent pas particulièrement et qui ne nous permettent même pas forcément de gagner correctement notre vie.
Donc oui à la mission alimentaire quand elle est nécessaire, mais avec les yeux grands ouverts !
4. J’accepte de sortir parfois de ma zone de confort, mais je refuse de devenir quelqu’un que je ne suis pas
Moi vous savez, la zone de confort : je l’adore. Je crois pas qu’il faille absolument en sortir ou l’étirer pour se sentir bien, heureux dans la vie. On peut très bien rêver d’un quotidien calme, en dehors de toute performance.
Par contre, je reconnais qu’une de mes raisons de vivre c’est d’expérimenter. J’adore tester des choses nouvelles, me former sur des outils, répondre « oui » à certaines opportunités. C’est toujours l’occasion de se découvrir un peu plus, découvrir ce qu’on aime / n’aime pas. Mais là aussi : j’ai mes limites.
Il y a certaines opportunités qui ne correspondent pas à là où j’en suis aujourd’hui, qui seraient une telle sortie de zone de confort que ça en deviendrait un changement d’identité. 😆 Par exemple : je me vois pas du touuuut animer un séminaire ou une conférence devant 1000 personnes (ou même 100 personnes). Et pourtant, on m’a déjà dit que je pouvais porter l’optimalisme hyper loin, sur ces formats là, si je le voulais ! Pour l’instant (et peut-être pour toujours) ça ne correspond pas à ma définition de la réussite.
5. J’accepte de refuser une sortie entre amis pour une deadline client, mais pas pour mes propres projets
Bon j’avoue, j’anticipe et priorise toujours mes clients / les collaborations avec lesquelles j’ai des engagements donc ça m’est pas arrivé souvent de reporter une sortie pour une deadline client. Peut-être que la dernière fois c’était justement pour le freebie, parce que je le lançais en même temps qu’un bundle.
Mais pour moi c’est une règle d’or : si je suis en retard sur mon travail, il y a pas à tergiverser, mon objectif c’est de le finir (ou de revoir la deadline avec ma cliente si c’est possible). Cet engagement c’est une forme de customer care.
En revanche, je refuse de faire la même chose pour les projets que « je m’impose » à moi-même. Personne ne va attraper ma veste parce que j’ai une semaine de retard sur un projet dont personne n’est au courant. Personne ne va mourir parce que je publie mon post demain plutôt qu’aujourd’hui. C’est sur ce genre de situations que ma vie perso passe en premier.
Je trouve ça quand même interessant d’observer ce qui se joue quand on se raconte qu’on doit faire les choses maintenant : est-ce qu’on a peur que quelqu’un ait la même idée ? De rater une opportunité ? De se faire dépasser ?
6. J’accepte de vendre, mais je refuse les fausses promesses
La vente ne m’a jamais dérangée plus que ça. Même si ça me saouuuule de devoir me répéter, j’aime créer du contenu, échanger avec vous… et puis surtout j’ai intégré, depuis bien longtemps maintenant, que vendre ce n’est pas convaincre quelqu’un de m’acheter quelque chose mais lui proposer une solution au problème qu’il rencontre. Et ça, ça change beaucoup de choses.
Par contre, ça ne veut pas dire que je vais tout faire pour vendre : dire que ma méthode va révolutionner son monde en 3 jours, promettre des chiffres, mettre en place des faux comptes à rebours, culpabiliser celles qui ne passent pas à l’achat… Quand je dis, par exemple, qu’il reste 6 places, c’est qu’il reste 6 places.
J’ai envie que les gens rentrent dans mes offres par la porte de la joie, par l’élan du coeur qui dit « oui ». Pas par peur de rater quelque chose. 😶
7. J’accepte de continuer un canal qui ne me rapporte pas grand-chose… tant que j’y prends du plaisir
Encore une fois, tout n’est pas obligé d’être optimisé pour les résultats. Tout n’est pas une question de rentabilité. Je crois que c’est très important aussi de prendre du plaisir dans ce qu’on fait.
Donc oui, si je vois qu’un canal de communication ne me rapporte pas de clients mais que je kiffe y créer du contenu : je le continue ! De la même façon, je refuse de continuer un canal parce que « je l’ai toujours alimenté » s’il me coûte plus d’énergie qu’il ne m’en rapporte, ne m’apporte ni plaisir, ni résultat significatif…
Trouver son équilibre vie pro / vie perso, ce n’est pas éviter tous les compromis.
Finalement, c’est peut-être ça que j’aimerais qu’on retienne de cet article. Avoir un bon équilibre pro-perso c’est pas être dans le kiff absolu tous les jours (si t’en est que ce soit possible de le maintenir continuellement tout au long de sa vie…) c’est choisir ses compromis. Ceux qui correspondent à notre vision de la vie, et peut-être, de la réussite, à l’instant T.


