Beaucoup d’entrepreneurs se forcent à être présents sur les réseaux sociaux, persuadés que c’est aujourd’hui incontournable. Mais l’est-ce vraiment ? Les récentes actualités sur le sujet et l’exigence des plateformes poussent bon nombre d’entre eux à se diriger vers d’autres stratégies.
Dans cet article, je te partage mes réflexions sur l’évolution des réseaux sociaux et la place que nous souhaitons leur accorder dans nos vies professionnelles.
Les réseaux sociaux en 2025 : un climat de plus en plus anxiogène
Les actualités qui ont poussé certains à déserter les réseaux sociaux
Si tu as suivi l’actualité récemment, tu as sans doute entendu parler de la dernière annonce de Meta : la fin de son programme de vérification des faits par des tiers, remplacé par un système de « notes communautaires ». En clair, ce n’est plus une organisation indépendante qui va modérer les contenus et signaler les fake news, mais bien les utilisateurs eux-mêmes.
Cette décision soulève de nombreuses inquiétudes, notamment sur la propagation de fausses informations. Certains craignent que cette « modération par la communauté » n’ouvre la porte à davantage de désinformation et rende les plateformes encore plus toxiques.
Ces éléments, couplés à une fatigue généralisée face à l’omniprésence des réseaux sociaux, poussent de plus en plus de personnes à se poser la question : et si on sortait de tout ça ?
La fatigue des réseaux sociaux qui s’intensifie
On le sait, les réseaux sociaux sont chronophages. Entre la pression de publier régulièrement, la course aux « likes », et l’exposition constante à la négativité, il n’est pas étonnant que beaucoup d’entre nous ressentent une forme de saturation.
Ajouté à cela une consommation qui change, une audience qui zappe de plus en plus vite, et un sentiment de décalage face à ces tendances… Même moi qui ai toujours été trèèèès à l’aise sur ces plateformes, je commence à me sentir en décalage. Oui oui, moi aussi !
Que faire face à ça : quitter les réseaux sociaux ?
Evidemment, quand on entreprend, cette question nécessite de répondre à celle de la rentabilité.
Peut-on développer une activité rentable sans présence sur les réseaux sociaux ?
Ma réponse est claire : oui, absolument ! Je suis convaincue qu’il est possible de développer une activité sans passer par les réseaux sociaux. Bien sûr, certaines activités s’y prêtent plus que d’autres, notamment en local, mais il existe de nombreuses alternatives :
- Participer à des événements physiques pour créer du réseau
- Nouer des collaborations stratégiques avec d’autres entrepreneurs qui partagent tes valeurs
- Faire de la prospection ciblée (mais vraiment ciblée, pas du spam !)
- Avoir un site web bien référencé pour attirer des clients en organique
- Construire une newsletter qui te ressemble vraiment
- etc.
Avant les réseaux sociaux, les entreprises s’en sortaient très bien ! Parce qu’heureusement, la vente ce n’est pas qu’une question de plateforme mais de connexion humaine. À partir du moment où tu fais les choses avec intention, que tu tiens un CRM pour relancer les personnes intéressées et que tu restes présent·e à des endroits où ta cible se trouve (et crois-moi, elle se trouve à beaucoup d’endroits !), il n’y a pas de raison que ça ne marche pas.
Dis toi bien que si la création de contenus sur les réseaux sociaux ressemble davantage à une corvée qu’une partie de plaisir, tu as tous les droits de les quitter ! C’est une perte de temps et d’énergie qui pourrait être mieux investie ailleurs.
Que faire si on a envie de rester mais que nos valeurs rentrent en contradiction ?
Peut-être que comme moi, tu as le cul entre deux chaises… entre tes valeurs et ton plaisir de créer du contenu et/ou ta crainte de ne pas vivre de ton activité sans cette visibilité.
Malgré toutes ces réflexions, je reste attachée à la création de contenu. J’aime partager des idées, inspirer et apporter des réflexions positives à mon audience. Mais je ne veux pas non plus être complice d’un système qui pousse à la surconsommation et qui enferme les gens dans une boucle infinie de scrolling.
Alors, je m’accroche au fait de trouver un équilibre : avoir une fréquence pas trop élevée, partager des messages positifs et bienveillants, utiliser des méthodes pour capter l’attention partiellement…
Alors, être ou ne pas être sur les réseaux sociaux ? Je crois que la réponse est très personnelle et qu’il faut garder en tête que rien n’est obligatoire.
Si tu as du mal à faire entendre ta propre voix, à prendre une décision sur le sujet, mon podcast privé (avec exercices !) « 7 jours pour ralentir » devrait t’y aider.