juin 1, 2026
On parle souvent de ce qu’il faudrait faire pour développer son entreprise, pour avoir plus de visibilité ou de clients : publier sur les réseaux sociaux, développer telle offre, mettre à jour ces stratégies… Faire un « plus » c’est souvent un acte d’amour pour notre entreprise, pour la faire prospérer. Mais qu’en est-il quand on retire des choses ? Quand on accepte d’en arrêter d’autres ?
Eh bien je crois que c’est un acte d’amour aussi… comme pour n’importe quelle relation : au début tout paraît simple puis les habitudes s’installent. Certaines nous conviennent encore, d’autres non et pour que la relation reste saine, il faut parfois faire quelques réajustements.
Voici donc 5 choses que j’ai arrêté de faire ces dernières années pour continuer à prendre plaisir dans mon activité.
Pendant longtemps, j’ai cru que la comparaison était forcément mauvaise. Aujourd’hui, je pense plutôt qu’elle devient problématique lorsqu’on se compare à des personnes dont on ne souhaite même pas la vie.
Personnellement, je ne me suis jamais vraiment reconnue dans les modèles de « girl boss » ultra ambitieuses, aux journées millimétrées, aux objectifs toujours plus élevés ou aux photos d’ordinateur au bord d’une piscine à Bali. Ça ne me correspond pas.
Ce que je recherche, c’est une vie simple : du temps pour mes proches, des journées qui respirent, la possibilité de fermer mon ordinateur sans culpabiliser. Et même dans cette perspective, j’ai pu me comparer. Notamment en me persuadant que je rêvais d’une vie en van… spoiler : j’ai tenté quelques jours, ça m’est vite passé.
Ce qui est important c’est TA vision de la réussite.
C’est le gros piège de l’overdelivery et ça, je le vois chez beaucoup de mes clientes.
Au fil des années, on augmente en compétences, on se forme, on découvre de nouveaux outils… et on a très vite envie de TOUT proposer à nos clientes pour qu’elles en retirent la plus grande valeur. Mais le trop plein et l’ennemi du bien (pour nous et nos clientes !). Quand j’étais Coach Instagram, je me souviens avoir fini certaines séances vidée tellement j’avais donné trop de contenus. Et ma cliente, elle ? Elle était noyée dans un trop plein d’informations.
Mais nos clientes n’ont pas besoin de tout savoir, elles ont besoin d’avoir accès à l’essentiel, aux raccourcis qui vont les aider durablement. Et honnêtement c’est ça le plus dur (et ce qui fait à mon sens un bon professionnel) : être capable de retirer le superflu.
Au début de mes accompagnements business, je communiquais fièrement sur mon délai de réponse. 8h maximum (oui, oui, 8h ! 🤓).
À l’époque, ça me semblait être une excellente idée puis j’ai réalisé que cette hyper-disponibilité avait un coût. Chaque journée était ponctuée de petites pensées du type : « il faut que je réponde », « je vais vérifier si j’ai un message », « faut que je réponde tout à l’heure ». Ça me bouffait tout mon espace mental.
Aujourd’hui, je réponds généralement une fois dans la journée MAIS je communique sur un délai de 72h les jours ouvrées… de quoi me laisser du temps si j’en ai besoin.
Surtout, j’ai compris qu’un accompagnement de qualité ne dépend pas de la rapidité de mes réponses mais de leur qualité. Préserver mon énergie en est la clé.
S’il y a une leçon qui revient régulièrement dans mes bilans personnels, c’est celle-ci : « quand quelque chose bloque, il y a souvent une raison ». Celle-ci, je la déteste autant que je l’aime. 😭
Parce que lorsque t’es fasse au blocage, que tu sais que tu dois lâcher prise, ça te fout en rogne… la raison du blocage n’est pas toujours accessible immédiatement. Et honnêtement pousser, forcer n’as jamais fonctionné : chaque fois que je l’ai fait, j’ai du revenir sur mes décisions.
Alors, je vais pas mentir, ça m’arrive encore d’insister comme une bourrine mais j’essaie de plus en plus d’écouter ce que le blocage a à me dire.
Par exemple, ces dernières semaines, je sentais que le lancement que j’avais prévu pour février n’était pas juste. Je ne savais pas exactement pourquoi, je n’avais pas d’explication rationnelle mais au lieu de forcer, j’ai décidé d’attendre et les réponses sont arrivées progressivement : j’ai besoin du refonte totale.
Parfois, la clarté ne se trouve pas dans l’action supplémentaire mais dans le recul.
Pendant longtemps, j’ai cru qu’une entrepreneuse sérieuse devait être constante. Aujourd’hui, je pense plutôt qu’une entrepreneuse durable sait s’adapter.
Il y a des périodes où l’on a envie de créer, de construire, de lancer des projets… et d’autres où l’on a surtout envie de profiter de ses proches, de sortir davantage ou simplement de ralentir. Et c’est juste normal.
C’est simplement le reflet du fait que nous sommes des êtres humains avant d’être des entrepreneuses.
Accepter ces saisons, plutôt que lutter contre elles, a probablement été l’un des changements les plus importants dans ma façon de travailler.
Si on résumait cet épisode en un point clé : j’ai en fait arrêté d’être dans un syndrome du sauveur, à me rendre hyper disponible, à penser que moi seule pouvait sauver le monde et les personnes que j’accompagne. J’ai remis du cadre, changé ma posture, communiqué sur les limites de mon accompagnement. Tout ça, c’est pour ramener plus de sécurité : au sein des relations professionnelles, pour moi mais aussi pour mes coachées. Et c’est exactement ce que je t’apprends à faire.
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